Les régies financières du gouvernement congolais ont encaissé 1 649,0 milliards de francs congolais en février 2026, soit environ 668,4 millions de dollars au taux budgétaire moyen de 2 467 CDF pour un dollar. Sur la même période, les dépenses publiques ont atteint 1 998,9 milliards de CDF, selon la situation des opérations financières de l’État publiée par la Banque centrale du Congo.
La Direction générale des impôts a contribué à hauteur de 792,3 milliards de CDF en recettes d’impôts directs et indirects, soit la part la plus importante des encaissements. La Direction générale des douanes et accises a mobilisé 590,9 milliards de CDF, tandis que la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation a collecté 265,9 milliards de CDF au titre de la parafiscalité.
Du côté des dépenses, les salaires des agents et fonctionnaires de l’État représentent le premier poste avec 1 075,7 milliards de CDF, soit plus de la moitié des décaissements totaux. Les frais financiers du gouvernement, c’est-à-dire le coût du service de la dette, se sont établis à 30,3 milliards de CDF sur la période.
Un déficit anticipé et couvert par des financements sains
Le plan de trésorerie de février 2026 prévoyait un déficit budgétaire. Les recettes programmées s’établissaient à 1 953,5 milliards de CDF, contre des dépenses prévues de 2 718,0 milliards de CDF, dont 1 911,2 milliards destinés aux dépenses courantes. Cet écart de près de 765 milliards de CDF a été intégralement couvert par des sources de financement que la BCC qualifie de saines, sans préciser leur nature exacte.
Ce déséquilibre entre recettes et dépenses illustre la contrainte budgétaire persistante de l’État congolais, qui prépare par ailleurs une loi de finances rectificative pour ajuster ses prévisions aux réalités économiques de 2026.
— Joldie KAKESA
