L’Indonésie envisage d’intensifier l’acheminement de ses marchandises via le port de Mombasa, au Kenya, pour élargir son accès aux marchés d’Afrique de l’Est et centrale. L’ambassadeur indonésien à Nairobi, Witjaksono Adji, a annoncé cette orientation lors d’une rencontre avec William Ruto, directeur général de la Kenya Ports Authority, où les deux parties ont discuté de l’approfondissement de leur coopération commerciale.
Le port de Mombasa est le plus grand et le plus fréquenté d’Afrique de l’Est. Il constitue un corridor de transit stratégique pour plusieurs pays enclavés de la région : l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud et une partie de la République démocratique du Congo reçoivent une part significative de leurs importations via cette infrastructure.
Pour Jakarta, passer par Mombasa offre l’avantage d’atteindre plusieurs marchés régionaux via un seul corridor logistique, évitant ainsi de multiplier les points d’entrée. « Le port s’est positionné comme une porte d’entrée fiable pour le commerce en Afrique de l’Est », a déclaré l’ambassadeur Adji.
Les échanges entre le Kenya et l’Indonésie portent actuellement sur le thé et le café côté kenyan, et sur l’huile de palme, les textiles et les produits manufacturés côté indonésien. Une augmentation des volumes de fret générerait des recettes supplémentaires pour Nairobi via les frais de manutention et les services logistiques.
Pour la RDC, dont une partie des approvisionnements transite déjà par Mombasa, un renforcement du corridor logistique est-africain pourrait faciliter l’accès à de nouveaux produits importés et réduire les coûts d’acheminement vers les provinces orientales du pays.
« Nous nous réjouissons de cette collaboration et attendons avec intérêt de nouveaux accords bilatéraux », a déclaré William Ruto, directeur de la Kenya Ports Authority.
— Joldie KAKESA
