L’Union européenne met 10 millions d’euros à la disposition des Forces armées de la RDC pour du matériel non létal. L’annonce est intervenue le lundi 24 novembre. L’objectif est clair : aider l’armée congolaise à mieux protéger les civils et à tenir ses positions face aux groupes armés, sans achat d’armes.
Cette enveloppe finance des équipements pour le commandement et le contrôle des opérations : moyens de communication fiables entre les unités, outils pour suivre les mouvements sur le terrain et coordonner les ordres. L’UE soutient aussi l’amélioration des conditions de déploiement, l’assistance médicale des soldats et les patrouilles de surveillance le long des frontières fluviales. Les premières livraisons sont attendues avant la fin de 2026.
Avec ce soutien, les FARDC doivent pouvoir se déplacer plus vite, réagir plus tôt et soigner plus rapidement les blessés. Pour les habitants, cela peut se traduire par des patrouilles plus visibles, des interventions plus rapides en cas d’attaque et une présence de l’État plus régulière dans les zones à risque.
Un appui ciblé à la sécurité
Il s’agit de la deuxième mesure d’assistance de l’UE aux FARDC. La première, décidée en 2023, visait la 31ᵉ Brigade de réaction rapide basée à Kindu. Avec cette nouvelle tranche, le Mécanisme européen pour la paix porte son appui global aux FARDC à 30 millions d’euros.
Cette aide reste limitée au matériel non létal : systèmes de communication, moyens logistiques pour les déplacements, équipements et évacuations médicales, outils de surveillance fluviale pour mieux contrôler les frontières et empêcher les infiltrations.
Pour l’État congolais, ce soutien vient accompagner la réforme du secteur de la sécurité et les efforts de rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones instables. L’UE inscrit ces actions dans une logique de protection des populations et de recherche de paix durable, avec un suivi progressif jusqu’aux livraisons promises d’ici 2026.
— M. KOSI
