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Modernisation de l’OCC : Kinshasa, Matadi et Kalemie dotés de nouveaux équipements de laboratoire

OCC

Le gouvernement a remis, le 16 mai 2026, de nouveaux équipements à l’Office congolais de contrôle. Les laboratoires de Kinshasa, Matadi et Kalemie doivent désormais renforcer les analyses physico-chimiques et microbiologiques des produits.

Cette dotation a été présentée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya. Elle vise à réduire les délais d’analyse, améliorer la fiabilité des résultats et mieux protéger les consommateurs contre les produits non conformes.

L’OCC joue un rôle central dans le contrôle de la qualité des produits importés, exportés ou vendus sur le marché congolais. Avec ses 88 laboratoires, l’institution doit vérifier si les marchandises respectent les normes exigées. Ces normes concernent notamment la composition, la sécurité sanitaire et la conformité technique des produits.

Un contrôle plus rapide pour le commerce et les consommateurs

Les nouveaux équipements peuvent traiter plusieurs paramètres à la fois. Pour les entreprises, cela peut limiter les longues attentes liées aux contrôles. Pour les consommateurs, l’enjeu est plus direct : mieux repérer les produits dangereux, contaminés ou frauduleux avant leur mise en circulation.

Kinshasa, Matadi et Kalemie occupent une place importante dans les échanges commerciaux du pays. Matadi reste un point d’entrée stratégique pour les importations. Kalemie ouvre sur une partie du commerce dans l’Est et le Sud-Est. Kinshasa concentre une forte demande de consommation. Le renforcement de ces laboratoires peut donc améliorer le suivi des marchandises dans des zones à forte activité.

Julien Paluku a aussi annoncé le lancement prochain d’un outil numérique destiné au contrôle des produits pharmaceutiques et cosmétiques. Ce système doit utiliser le scan des QR codes et des codes-barres pour identifier plus rapidement les produits non conformes ou frauduleux.

Cette modernisation ne dépendra pas seulement des machines. Elle exigera aussi des techniciens formés, une maintenance régulière, des procédures claires et une capacité réelle de sanction contre les fraudeurs. Pour la RDC, le défi reste de protéger le marché intérieur tout en donnant plus de crédibilité aux produits congolais, notamment dans les filières liées au « Made in DRC ».

— M. MASAMUNA

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