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Paiements numériques : la BCC s’allie à Visa pour moderniser le système financier

BCC et VISA

La Banque Centrale du Congo (BCC) et Visa ont signé à Kinshasa un accord pour développer les paiements électroniques et réduire la place du cash dans l’économie. Conclu entre le gouverneur André Wameso et Aminata Kane, vice-présidente senior de Visa pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, ce partenariat s’inscrit dans le plan stratégique 2026–2030 de la Banque centrale, avec l’ambition d’élargir l’accès aux services financiers.

Une stratégie pour réduire l’usage du cash et structurer les échanges

Aujourd’hui, une grande partie des transactions en République démocratique du Congo se fait encore en espèces. Ce mode de paiement rend difficile le suivi des flux financiers et limite la capacité de l’État à capter certaines recettes. Avec cet accord, la BCC veut accélérer le passage aux paiements numériques, en agissant à la fois sur les infrastructures, les acteurs du secteur et les usagers. Trois axes sont mis en avant : renforcer les capacités techniques des institutions financières, développer l’éducation financière pour favoriser l’adoption des outils numériques, et déployer des systèmes de paiement modernes, sécurisés et interconnectés.

Au-delà de la modernisation, l’enjeu est aussi économique. Les paiements électroniques permettent de tracer les transactions, ce qui aide à mieux identifier les activités et à élargir l’assiette fiscale. Ils peuvent aussi réduire les risques de fraude et améliorer la transparence du système financier. Cette orientation s’inscrit dans une dynamique observée dans plusieurs pays africains, où les autorités monétaires adaptent leurs dispositifs face à la montée du mobile money et des fintechs. En s’associant à Visa, la RDC cherche à renforcer la solidité de son système financier tout en accompagnant l’évolution des usages.

L’accès aux services financiers reste au cœur de cette initiative. Une partie importante de la population n’utilise pas encore les services bancaires. En combinant solutions technologiques et programmes d’accompagnement, la BCC veut intégrer davantage de Congolais dans le système formel. Cela peut faciliter les paiements du quotidien, sécuriser les échanges et soutenir progressivement l’activité économique.

— M. KOSI

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