Le ministère des Mines a franchi une étape concrète vendredi 20 mars 2026 dans l’instruction des allégations de pollution de l’air attribuées à Tenke Fungurume Mining. Sur instruction du ministre Louis Watum Kabamba, les responsables de la société ont été convoqués pour présenter leurs observations et les éléments techniques relatifs aux faits allégués.
La réunion, présidée par le directeur de cabinet du ministre des Mines, a réuni les principales parties prenantes institutionnelles, dont le conseiller du chef de l’État au Collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, le secrétaire général aux Mines, ainsi que des experts de la Primature, du ministère des Mines et du ministère de l’Environnement.
À l’issue des échanges, une mission conjointe de haut niveau a été annoncée pour Fungurume. Composée d’experts des services techniques compétents et de représentants de la société civile, elle procédera à des analyses approfondies sur la qualité de l’air, la conformité des rejets industriels et le respect des normes environnementales et sociales en vigueur.
Un rapport détaillé sera élaboré à l’issue des investigations et rendu public. Toute situation de non-conformité avérée donnera lieu à des mesures appropriées conformément aux lois de la République.
Ce dossier fait suite au rapport publié le 9 mars par l’Environmental Investigation Agency, qui documentait une augmentation des maladies respiratoires graves dans les communautés proches du site depuis la mise en service d’un nouveau complexe de traitement en 2023, avec des niveaux de dioxyde de soufre dépassant les normes internationales. TFM a contesté ces conclusions, les jugeant inexactes et non étayées.
— Peter MOYI
