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Programme PDL-145T : dix écoles déjà livrées sur 88 chantiers lancés dans la Tshopo

PDL 145T

Dans la province de la Tshopo, 88 chantiers de construction sont actuellement actifs, répartis sur les sept territoires administratifs. Ce vaste projet s’inscrit dans le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), piloté par le gouvernement congolais avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

« Les infrastructures en cours comprennent sept bureaux administratifs, trente-quatre centres de santé et quarante-sept écoles primaires », précise l’ingénieur John Bonginda du PNUD. Les ouvrages sont répartis ainsi : Bafwasende (12), Banalia (15), Basoko (11), Isangi (19), Opala (12), Ubundu (15) et Yahuma (4). Parmi eux, dix écoles primaires sont déjà achevées, marquant une première avancée concrète. En revanche, dans le territoire de Yahuma, les procédures d’attribution de marchés sont encore en cours.

L’exécution du programme se heurte à plusieurs obstacles. L’accessibilité limitée de certaines zones, conjuguée à l’insécurité persistante et aux récentes inondations, ralentit la progression des travaux. Selon un rapport du PNUD, ces facteurs ont retardé jusqu’à 20 % des délais initialement prévus sur l’ensemble des provinces concernées.

Actuellement, le PNUD supervise l’implémentation du programme dans neuf provinces sur vingt-cinq. Le PDL-145T vise à renforcer l’accès aux services sociaux de base, en priorisant l’éducation, la santé, l’amélioration des routes de desserte agricole et l’adduction d’eau potable. Selon Dieudonné Bumba, chargé d’animation au sein du PNUD, ces infrastructures pourraient atteindre une durée de vie de cinquante ans, sous réserve d’un entretien rigoureux par les communautés locales.

En avril 2025, une évaluation externe du programme dans la province du Haut-Uélé indiquait que les projets communautaires bien entretenus présentent un taux de pérennité de 85 %, contre seulement 48 % pour ceux laissés sans gestion locale structurée.

Les autorités de la Tshopo espèrent que l’accélération des travaux sur 2025 permettra de livrer l’ensemble des infrastructures avant la fin du premier semestre 2026, redonnant ainsi un nouveau souffle aux territoires longtemps privés d’équipements publics essentiels.

— M. KOSI

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