Le 2 octobre 2025, à la 40e édition du Forum Crans Montana à Rabat, Daniel Mukoko Samba, Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, a décrit la RDC comme un acteur capable d’apporter des réponses concrètes aux défis globaux : abondance de ressources indispensables à la transition énergétique et cadre légal propice aux investissements directs étrangers.
Ressources, corridors et cadre pro-investissement
S’exprimant à l’hôtel Sofitel, le responsable congolais a rappelé que le sous-sol du pays alimente les chaînes industrielles liées aux énergies propres. Il a insisté sur l’ampleur du territoire et la nécessité d’une logistique performante pour transformer cette richesse en valeur économique : « Nous devons sécuriser des corridors efficaces afin d’exploiter judicieusement les ressources naturelles du pays. »
La position géographique de la RDC, ouverte sur l’Atlantique mais pénalisée par de longues distances intérieures, renforce l’exigence d’infrastructures fiables pour fluidifier les flux vers les marchés.
Sur l’environnement des affaires, Daniel Mukoko Samba a mis en avant un corpus juridique qu’il qualifie de complet et attractif, conçu pour donner de la visibilité aux investisseurs et soutenir les projets industriels. L’objectif affiché : convertir la disponibilité des matières premières en recettes, emplois et capacités locales de transformation, en attirant des capitaux à long terme dans un climat de prévisibilité réglementaire.
Le message livré à Rabat se veut direct : la RDC entend capitaliser sur ses atouts miniers et logistiques, adosser ces atouts à un cadre légal stable et accélérer l’intégration aux chaînes de valeur, notamment celles liées aux technologies bas carbone. Cette articulation ressources-infrastructures-règles vise à renforcer la place du pays dans l’espace atlantique et à capter davantage d’investissements productifs.
— M. KOSI
