RDC : 2 937,3 milliards CDF de recettes pour couvrir 2 379,6 milliards CDF de dépenses en novembre 2025

Pour le mois de novembre 2025, le Trésor public prévoit 2 937,3 milliards de francs congolais (CDF) de recettes contre 2 379,6 milliards CDF de dépenses. Les salaires absorbent près de six francs sur dix dépensés, ce qui pèse fortement sur la marge de manœuvre budgétaire du Gouvernement.

Un mois sous l’effet de l’IBP et d’une masse salariale très exigeante

Les prévisions publiées par la Banque centrale du Congo indiquent une progression des encaissements liée à l’impôt sur les bénéfices et profits (IBP). La dernière tranche de l’acompte provisionnel tombe en novembre et apporte un apport de liquidité décisif aux caisses de l’État. Cet impôt sur les résultats des entreprises reste l’un des piliers des recettes internes, car il repose sur l’activité formelle et la capacité bénéficiaire du secteur privé.

Face à ces recettes, les dépenses publiques du mois sont évaluées à 2 379,6 milliards CDF. La masse salariale domine la structure avec 1 374,6 milliards CDF, soit environ 58 % des dépenses. Ce niveau montre que la rémunération des agents et fonctionnaires mobilise l’essentiel des sorties courantes, ce qui réduit l’espace disponible pour l’investissement ou les politiques de soutien ciblé sans choix budgétaires précis.

Les dépenses exceptionnelles sont fixées à 435,4 milliards CDF. Elles couvrent des opérations ponctuelles ou des urgences, souvent difficiles à compresser à court terme. Les subventions prévues à 316,0 milliards CDF représentent, elles, des transferts vers des entreprises, des structures publiques ou des secteurs jugés stratégiques pour la continuité de certains services ou pour contenir des hausses de prix.

L’écart entre recettes et dépenses fait ressortir une marge théorique d’environ 557,7 milliards CDF au bénéfice du Trésor pour ce seul mois de novembre. Ce résultat mensuel reste à manier avec prudence : il dépend de la bonne exécution des encaissements fiscaux, de la maîtrise du calendrier de paiement et de la capacité de l’État à lisser ses sorties de trésorerie sur la fin de l’exercice.

Pour les autorités budgétaires et monétaires, ce type de projection sert de guide pour sécuriser le règlement des salaires, honorer les engagements prioritaires et limiter les tensions de liquidité qui peuvent alimenter des retards de paiement ou des pressions sur le financement intérieur. La discipline dans l’exécution de ce plan conditionne en partie la confiance des partenaires, des marchés et des contribuables dans la gestion des finances publiques.

M. KOSI

Partagez cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Quitter la version mobile