À Paris, le 18 novembre 2025, la République démocratique du Congo a utilisé la tribune d’Ambition Africa 2025 pour présenter un visage plus lisible et plus stable de son économie. En panel sur le thème « Faire affaire en Afrique – s’adapter à la diversité des marchés », la Directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), Rachel Pungu Luamba, a détaillé les signaux envoyés aux investisseurs pour sécuriser et rentabiliser leurs projets en RDC.
Réformes, secteurs porteurs et partenariats responsables au cœur du message
Devant un public composé d’investisseurs, de dirigeants d’entreprises et de décideurs venus d’Afrique, de France et d’Europe, la patronne de l’ANAPI a rappelé que Kinshasa a engagé un travail de fond sur le climat des affaires. Elle a mis en avant la modernisation du cadre réglementaire et institutionnel, avec la révision du Code des investissements et la préparation de nouvelles politiques publiques censées rendre les procédures plus claires et plus rapides pour les porteurs de projets.
L’objectif affiché est de construire un environnement où la règle du jeu ne change pas au gré des circonstances : visibilité sur les règles fiscales, stabilité des engagements de l’État, et meilleure transparence dans le traitement des dossiers. La Directrice générale a insisté sur la volonté du Gouvernement de garantir cette prévisibilité afin de rassurer les capitaux long terme.
Sur le plan sectoriel, le message congolais s’est voulu concret. Mines, énergie, agriculture et agrobusiness, infrastructures, économie numérique et industries de transformation ont été cités comme les principaux relais de croissance. La RDC met en avant un territoire vaste, une jeunesse nombreuse et des terres agricoles encore largement sous-exploitées, combinés à d’importantes ressources naturelles, pour soutenir une hausse durable de la production et des exportations.
Rachel Pungu Luamba a aussi insisté sur la qualité des partenariats recherchés. L’ANAPI dit privilégier des accords fondés sur la transparence, la création d’emplois locaux, le transfert de compétences et une meilleure intégration des chaînes de valeur sur le sol congolais. Ce positionnement s’inscrit dans la volonté des autorités de lier attractivité du pays, recettes fiscales et développement des territoires.
Les échanges au sein de la table ronde ont, eux, rappelé que chaque marché africain a ses propres réalités et contraintes. Pour la délégation congolaise, l’enjeu est clair : profiter de ce type de forum pour expliquer, chiffres et réformes à l’appui, que la RDC cherche moins à séduire par des slogans qu’à convaincre par un cadre plus stable et des projets structurants prêts à accueillir des capitaux.
— M. KOSI
