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RDC–Chine : la formation professionnelle devient un axe pour recruter des jeunes dans les mines et les chantiers

Marc Ekila Likombio

À Kinshasa, le 23 décembre, le ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombio, a affirmé que la coopération entre la RDC et la Chine s’élargit au-delà des infrastructures. Elle vise désormais la formation professionnelle et l’emploi des jeunes, avec un lien direct entre apprentissage et recrutement.

Le ministre s’est exprimé en marge de la Conférence sino-congolaise sur la formation professionnelle et technique, organisée lundi à Kinshasa. Il explique que l’objectif est clair : renforcer les compétences locales alors que le pays engage une série de projets dans les mines, les infrastructures et le développement urbain. Ces chantiers créent une demande importante en ouvriers qualifiés et en techniciens spécialisés.

Pour Marc Ekila Likombio, la RDC a trop longtemps sous-estimé la formation professionnelle. Elle a parfois été vue comme une voie « réservée aux oubliés ». Il estime que ce regard doit changer, car l’économie a besoin de métiers techniques pour transformer les investissements en emplois durables.

Formation puis embauche : un dispositif pensé pour répondre aux besoins des entreprises

Selon le ministre, les premières formations ciblent trois domaines : les mines, les infrastructures et la gestion des urgences. Le point central est l’articulation entre formation et recrutement. Il résume l’approche par une promesse simple : « À l’issue des sessions de formation, des recrutements seront organisés afin que les jeunes formés puissent intégrer directement des entreprises chinoises opérant en RDC. »

Le ministre présente cette évolution comme une étape supplémentaire dans la relation RDC–Chine, déjà marquée par des projets visibles sur le terrain. Il insiste aussi sur le fait que ce programme est appelé à s’élargir : les domaines de coopération et les formats de formation doivent être étendus progressivement, selon les besoins du pays.

Sur le choix de la Chine comme partenaire, Marc Ekila Likombio met en avant un argument : l’exemple d’une main-d’œuvre qu’il juge très formée et compétente. Il rappelle avoir suivi en 2016 un programme en Chine sur la planification et la macroéconomie. Il évoque aussi sa participation, en novembre, à la Conférence mondiale sur le développement de l’enseignement professionnel et technique 2024, tenue à Tianjin, dans le nord de la Chine. À ses yeux, l’expérience chinoise montre l’intérêt de combiner planification de long terme et formation des compétences, une logique que la RDC dit vouloir appliquer dans la réforme de son système de formation professionnelle.

source : french.xinhuanet.com

— M. KOSI

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