RDC, eau potable : le gouvernement fixe l’objectif de 90 % en ville et 70 % en zone rurale d’ici 2035

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Le vendredi 26 décembre 2025, au Conseil des ministres, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a soumis pour examen et approbation la Politique nationale du service public de l’eau (PNSPE). Le cap annoncé est chiffré, 90 % de desserte en zones urbaines et 70 % en zones rurales, avec l’objectif d’un accès universel à l’eau potable à l’horizon 2035.

La PNSPE se présente comme un document de cadrage pour organiser, sur la durée, un secteur qui a longtemps fonctionné avec des responsabilités dispersées. Le ministre indique que cette politique couvre toute la chaîne du service public, de la production au transport, puis à la distribution de l’eau potable. L’idée est de fixer des règles communes et de préciser qui fait quoi, afin de réduire la fragmentation institutionnelle qui ralentit l’action sur le terrain.

La politique poursuit deux objectifs annoncés comme prioritaires, améliorer la gouvernance du service public de l’eau et atteindre l’accès universel à l’eau potable à l’horizon 2035. Pour les ménages, l’enjeu est direct, avoir une eau de qualité, disponible en quantité suffisante, avec un service mieux organisé.

Un Fonds national de l’eau pour financer la mise en œuvre

Sur le financement, Aimé Sakombi Molendo affirme que la mise en œuvre reposera sur la création d’un Fonds national de l’eau. Ce fonds devrait être alimenté par plusieurs sources citées par le ministre, le budget de l’État, des redevances liées aux différents usages de l’eau, les contributions des partenaires techniques et financiers, la mobilisation de financements climatiques, ainsi que des investissements privés via des partenariats public-privé (PPP).

Le gouvernement présente cette politique comme un signal en faveur de la satisfaction des besoins essentiels et comme un cadre destiné à attirer des investissements publics et privés dans un secteur jugé stratégique pour le développement. Dans ce dispositif, le ministre insiste aussi sur l’opérationnalisation de l’Autorité de régulation du service public de l’eau (ARSPE), appelée à superviser le secteur et à veiller à une tarification annoncée comme économiquement viable, tout en restant compatible avec la protection des usagers.

Aimé Sakombi Molendo soutient enfin que la PNSPE doit servir d’instrument de coordination pour accélérer les efforts vers l’accès universel à l’eau potable et soutenir, à terme, le développement durable du pays.

— M. MASAMUNA

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