Le Conseil Congolais de la Batterie (CCB) a présenté à Bruxelles sa stratégie de structuration de la filière batterie, lors du sommet Africa Political Outlook, avec l’ambition de positionner la République démocratique du Congo comme un acteur industriel dans la chaîne de valeur des minerais critiques. Cette orientation s’inscrit dans une logique de transformation locale visant à capter davantage de valeur à partir du cobalt et du cuivre, dans un contexte de demande mondiale en forte croissance liée à la transition énergétique.
Une stratégie industrielle structurée pour transformer les ressources en valeur locale
La délégation conduite par Yannick Luvuezo a mis en avant les avancées enregistrées dans la mise en œuvre d’un plan stratégique national articulé autour de six axes et douze objectifs, destiné à structurer un écosystème industriel intégré autour de la batterie. L’enjeu est de dépasser le modèle extractif pour développer des capacités locales de transformation, en s’appuyant sur des partenariats industriels et technologiques.
Les échanges tenus à Bruxelles ont permis d’identifier des opportunités de coopération avec des acteurs internationaux, dans une approche visant à attirer des investissements tout en renforçant la souveraineté économique du pays. Cette stratégie repose sur une coordination étroite entre les institutions nationales, les partenaires techniques et les investisseurs, afin d’assurer une mise en œuvre cohérente des projets.
Dans cette dynamique, le partenariat avec l’International Trade Centre joue un rôle clé, notamment pour accompagner le développement des capacités industrielles et faciliter l’intégration de la RDC dans les chaînes de valeur mondiales. L’objectif est de structurer progressivement une filière capable de générer des retombées économiques locales, en termes d’emplois, de transfert de compétences et de création de valeur.
Au-delà des annonces, le défi reste celui de la concrétisation. La transformation des ressources minérales en produits à plus forte valeur ajoutée nécessite des investissements importants, une stabilité réglementaire et des infrastructures adaptées, notamment en matière d’énergie et de logistique. La capacité du pays à coordonner ces différents leviers déterminera la portée réelle de cette ambition industrielle.
— M. KOSI
