Au 5 décembre 2025, les prix ont encore peu augmenté en RDC. L’inflation hebdomadaire n’a été que de 0,05 %, contre 0,03 % la semaine d’avant. Sur un an, la hausse des prix est tombée à 2,09 %, alors qu’elle dépassait 12 % à la même période en 2024.
La Banque centrale du Congo (BCC) parle d’une légère accélération sur la semaine, mais dans un climat général de stabilité. Concrètement, le coût de la vie continue de monter, mais à un rythme beaucoup plus lent que l’an dernier.
Des prix plus calmes qu’en 2024
La BCC explique que ce sont surtout les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées qui tirent l’indice général vers le haut. Cette catégorie représente 82,3 % de la hausse hebdomadaire. Cela reflète de petits ajustements de prix sur plusieurs denrées du quotidien, ce que les ménages ressentent directement dans leurs courses.
Les transports arrivent en deuxième position, avec une contribution de 12,53 %. Là aussi, il s’agit d’augmentations modérées des services de transport, qui pèsent sur le budget des travailleurs, des commerçants et des familles qui se déplacent chaque jour.
Malgré ces tensions dans l’alimentation et les transports, la Banque centrale juge que l’inflation reste « contenue ». Les chiffres cumulés le confirment : depuis le début de l’année, la hausse totale des prix atteint 1,56 %, contre 11,10 % à la même date en 2024. En glissement annuel, c’est-à-dire en comparant les prix à ceux d’il y a un an, le taux ressort à 2,09 %, contre 12,57 % un an plus tôt. Le rythme de hausse des prix a donc nettement ralenti, signe d’un environnement macroéconomique plus stable.
Dans les grandes villes, la situation reste suivie de près. À Kinshasa, la BCC note aussi un petit regain de l’inflation sur la semaine observée : 0,053 % contre 0,041 % la semaine précédente. La hausse reste faible, mais elle rappelle que les autorités doivent continuer à surveiller les prix, surtout sur les marchés alimentaires et dans le transport urbain, là où les ménages congolais sont les plus exposés.
— M. KOSI

