Le 22 décembre 2025, après la conclusion de la deuxième revue des programmes de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) avec le Fonds monétaire international (FMI), le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a assuré que l’économie congolaise conserve une base macroéconomique « stable ». Il a tenu ce propos lors d’un point de presse devant les médias, dans un contexte qu’il reconnaît « difficile ».
Le ministre a évoqué des tensions internes et externes qui pèsent sur l’activité. Mais il a insisté sur l’idée que les grands équilibres restent tenus grâce à une coordination plus serrée entre la politique budgétaire et la politique monétaire. En clair, il met en avant une action conjointe du gouvernement et de la Banque centrale pour éviter que les finances publiques et la monnaie ne se dégradent.
La stratégie présentée repose sur plusieurs leviers. D’abord, la maîtrise des dépenses publiques, c’est-à-dire limiter les sorties d’argent de l’État pour éviter des dérapages. Ensuite, l’amélioration de la mobilisation des recettes, donc mieux collecter les revenus de l’État. Enfin, une prudence en matière de politique monétaire, pour contenir les pressions sur les prix et préserver la valeur de la monnaie. Quand l’inflation augmente, le coût de la vie suit et le pouvoir d’achat recule. C’est ce que les autorités disent vouloir éviter.
La revue avec le FMI, un signal pour les partenaires et les investisseurs
Pour le gouvernement, la conclusion positive de cette revue avec le FMI est présentée comme un message de confiance envoyé aux partenaires techniques et financiers, mais aussi aux investisseurs. Les autorités y voient la preuve du respect des engagements pris dans le cadre des programmes soutenus par l’institution, notamment sur les réformes structurelles et la gouvernance économique.
Le ministre a aussi rappelé que la suite dépendra de la continuité des efforts. Il a appelé à la discipline budgétaire, à la poursuite des réformes et à une vigilance constante face aux chocs possibles sur l’économie. L’objectif affiché est de transformer la stabilité macroéconomique en une croissance dite inclusive, censée améliorer les conditions de vie de la population.
Dans un environnement régional et international incertain, le gouvernement dit vouloir s’appuyer sur les acquis actuels pour consolider la confiance, renforcer la crédibilité économique du pays et soutenir son développement sur la durée.
— M. KOSI
