RDC, le Trésor ne lève que 20 milliards CDF sur 40 milliards attendus lors de sa première émission 2026

Le 27 janvier 2026, le gouvernement congolais a levé 20,004 milliards CDF sur le marché financier domestique, alors qu’il visait 40 milliards CDF, selon le ministère des Finances. Au taux budgétaire moyen de 2 467,0 CDF pour 1 dollar, cela représente un peu plus de 8 millions USD.

Cette première opération de l’année, réalisée via une émission d’Obligations du Trésor en francs congolais, n’a attiré qu’un seul soumissionnaire. Le taux de couverture s’est limité à 50,01 %, signe que la demande pour les titres en monnaie nationale reste faible. Quand un État emprunte sur ce type de titres, il cherche à obtenir des ressources rapidement. Si les investisseurs répondent peu, cela complique la mobilisation de liquidités en CDF et pousse souvent à chercher d’autres sources de financement.

Le dollar garde l’avantage, et le plan du premier trimestre est lourd

Le même jour, l’État a mobilisé 90,038 millions USD sur des instruments libellés en dollars, avec un taux d’intérêt annuel de 10 %. Malgré ce coût, le marché a davantage répondu sur les titres en devise. Cette préférence s’explique par une logique simple : pour beaucoup d’investisseurs, le dollar protège mieux contre le risque de change, c’est-à-dire la perte de valeur possible lorsqu’on détient un placement en monnaie locale.

Cette différence de traitement entre les émissions en CDF et celles en dollars intervient alors que le Trésor affiche un programme chargé. Pour le premier trimestre 2026, le calendrier des émissions prévoit une mobilisation de 600 milliards CDF sur le marché intérieur. L’État avait déjà accéléré ce recours au financement domestique en décembre 2025, avec près de 500 milliards CDF levés.

Au centre du problème, il y a la confiance dans les titres libellés en francs congolais. Pour élargir la demande, les autorités misent sur la stabilité macroéconomique, la prévisibilité des émissions et une base d’investisseurs plus diversifiée. Les adjudications attendues d’ici la fin mars 2026 seront donc observées de près, car elles diront si le marché est prêt à suivre l’État sur ses objectifs en CDF, ou s’il continuera à privilégier les titres en dollars.

— M. MASAMUNA

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