En décembre 2025, le plan de trésorerie de la Banque centrale du Congo (BCC) prévoit un excédent de 188,5 milliards CDF, avec 1 893,8 milliards CDF de recettes attendues pour 1 705,3 milliards CDF de dépenses. Après neuf jours, la trésorerie est pourtant déjà en déficit de 451,6 milliards CDF.
Ce décalage s’explique par un rythme d’exécution très déséquilibré au début du mois. Les recettes effectivement mobilisées atteignent 253,0 milliards CDF, soit 13,4 % de l’objectif mensuel. Dans le même temps, les dépenses déjà payées montent à 704,6 milliards CDF, soit 41,3 % du plafond prévu. Concrètement, les décaissements avancent environ trois fois plus vite que les encaissements.
Pour la BCC, ce déséquilibre n’est pas forcément le reflet de toute la fin d’année. Les derniers jours de l’exercice sont souvent marqués par une accélération des recettes fiscales et non fiscales, avec des paiements tardifs et des régularisations effectuées en fin de période. Cela peut relever le niveau des encaissements et réduire la tension observée en début de mois.
Reste un enjeu de gestion à court terme : si les dépenses partent trop vite, l’État doit composer avec des creux de trésorerie avant l’arrivée des recettes. Des observateurs plaident donc pour un calendrier de dépenses mieux calé sur celui des recettes, et une planification plus prudente afin de limiter ces tensions répétées sur les comptes publics.
— M. KOSI
