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RDC : l’inflation hebdomadaire remonte à 0,17 % début mars 2026

inflation

Le taux d’inflation hebdomadaire en République démocratique du Congo s’est établi à 0,17 % entre le 6 et le 13 mars 2026, contre 0,15 % la semaine précédente. Cette légère hausse est relevée dans la note de conjoncture de la Banque centrale du Congo (BCC).

La BCC indique que cette évolution traduit une accélération modérée du rythme de formation des prix sur le marché des biens et services. En cumul depuis le début de l’année, l’inflation atteint 1,93 %, alors qu’en glissement annuel, elle se situe à 2,14 %. À la même période en 2025, ces niveaux étaient respectivement de 2,05 % et 10,61 %, ce qui montre un net ralentissement de l’inflation sur un an.

La dynamique des prix reste largement portée par les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées, qui représentent 67,28 % de la hausse observée. Les autres postes contribuent dans une moindre mesure, notamment le logement, l’eau, l’électricité et les combustibles (12,64 %), les transports (7,86 %), les biens et services divers (5,96 %) ainsi que les restaurants et hôtels (5,75 %). Cette structure confirme le poids de l’alimentation dans le budget des ménages et dans l’évolution générale des prix.

Une inflation contenue dans un contexte international incertain

Au niveau international, la BCC souligne un environnement marqué par des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. Ces tensions perturbent le marché énergétique mondial et alimentent les risques inflationnistes, ce qui peut influencer les prix importés en RDC.

Sur le plan de l’activité économique, la Banque centrale note que la croissance est restée soutenue en 2025. Le produit intérieur brut réel a progressé de 5,8 %, contre 6,1 % en 2024, soit un léger ralentissement. Pour 2026, les projections du Comité permanent économique tablent sur une reprise avec un taux de croissance attendu à 6,2 %.

Dans ce contexte, la stabilité relative de l’inflation constitue un indicateur suivi de près par les autorités monétaires, car elle conditionne le pouvoir d’achat des ménages et l’équilibre global de l’économie.

— Joldie KAKESA

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