En République démocratique du Congo, l’inflation a ralenti à la deuxième semaine de novembre 2025. Au niveau national, la hausse des prix n’a été que de 0,009 %, contre 0,016 % une semaine plus tôt, indique une note de la Banque centrale du Congo (BCC). À Kinshasa, la variation hebdomadaire glisse de 0,011 % à 0,005 %, ce qui traduit un apaisement immédiat sur le panier de consommation dans la capitale.
En cumul depuis le début de l’année, la BCC fait état d’une inflation de 1,451 % au niveau national et de 1,336 % à Kinshasa. Ces chiffres montrent un rythme de hausse des prix encore contenu, ce qui reste compatible avec un environnement où la monnaie ne subit pas de choc brutal sur une courte période. Pour les décideurs, ce profil d’inflation offre un peu de respiration, même si la trajectoire annuelle dépendra des prochains mois.
Prix plus calmes, pressions toujours présentes
Derrière ces pourcentages très faibles, la mécanique reste classique : une partie de l’apaisement vient d’une meilleure maîtrise de certains postes sensibles, comme les coûts de transport, l’approvisionnement des marchés et le taux de change. Dès que le franc congolais se stabilise un peu face aux devises, l’impact se répercute sur les biens importés, qui pèsent lourd dans la consommation des ménages.
Pour la Banque centrale, l’enjeu immédiat est de préserver cette accalmie en gardant une politique monétaire cohérente : suivi rapproché du taux directeur, encadrement de la liquidité en monnaie locale et surveillance du crédit pour éviter une dérive des prix. Tant que ces paramètres restent sous contrôle et que les chocs internes (logistique, sécurité, offre de produits) ne s’aggravent pas, l’inflation peut rester proche des niveaux annoncés dans la note adressée au Comité de conjoncture économique.
La baisse observée sur la semaine ne signifie pas la fin des tensions sur le coût de la vie, mais elle donne un signal de court terme : la hausse des prix ralentit et la BCC garde, pour l’instant, une certaine prise sur la trajectoire de l’inflation.
M. KOSI
