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RDC–Qatar : Kinshasa ouvre la voie à de nouveaux capitaux du Golfe

RDC–Qatar

Sheikh Mansour Bin Jabor Bin Jassim Al Thani, membre de la famille régnante du Qatar, est arrivé à Kinshasa le 2 septembre avec une délégation d’investisseurs. Reçu par Jean-Pierre Bemba, Vice-Premier Ministre en charge des Transports, ce déplacement fait suite à une instruction du président Félix Tshisekedi visant à élargir les partenariats financiers de la RDC.

Les discussions portent sur plusieurs secteurs stratégiques : infrastructures routières et portuaires, énergie, agriculture, mines, santé, éducation et nouvelles technologies. Autant de domaines qui représentent des besoins urgents pour un pays dont le déficit annuel en infrastructures est estimé à plus de 3 milliards USD selon la Banque mondiale.

Capteurs de liquidités qataries face aux besoins congolais

L’entrée en jeu de capitaux qataris s’inscrit dans une stratégie de diversification des sources de financement. Jusqu’ici, la RDC s’appuyait principalement sur des partenaires européens et chinois. Doha, grâce à ses fonds souverains disposant de plusieurs centaines de milliards USD d’actifs, peut mobiliser rapidement des financements considérables.

Pour Kinshasa, l’enjeu est double : sécuriser des ressources pour des projets à long terme et réduire la dépendance vis-à-vis de ses créanciers traditionnels. Les experts rappellent cependant que la clé reste la gouvernance. Sans mécanismes de suivi clairs et une gestion budgétaire alignée sur les priorités nationales, ces apports financiers risquent de se diluer dans des projets mal ciblés.

Cette visite officialise une orientation plus marquée de la diplomatie économique congolaise vers le Golfe, au moment où les besoins en infrastructures et en énergie conditionnent directement la croissance et la stabilité monétaire du pays.

— M. KOSI

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