Le 9 octobre, Doudou Fwamba a réuni DGI, DGDA et DGRAD pour passer au crible la collecte de septembre. Le Trésor a atteint 3 336,6 milliards CDF contre 3 300,6 milliards attendus. Signal prix : la trajectoire reste alignée avec la cible annuelle, avec un excédent modeste mais révélateur d’une meilleure tenue du recouvrement.
Côté régies, la DGDA tire la performance (122 % de réalisation), reflet d’un flux solide sur les importations et d’un meilleur suivi des droits et taxes. La DGI atteint 103 %, signe d’un rendement correct de l’impôt, tandis que la DGRAD mobilise 350,9 milliards CDF sur le non fiscal. Le cumul janvier-septembre s’établit à 21 447,1 milliards CDF, soit +11 % sur un an. Par régie, la progression se lit nettement : DGDA +17 %, DGI +8 %, DGRAD +12 %. Pour la trésorerie de l’État, ces signaux traduisent une fréquence d’encaissements plus régulière et un lissage des pics de liquidité en fin de mois.
« Ces performances confirment l’impact des réformes structurelles engagées sous l’impulsion du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Nous devons poursuivre sur cette lancée pour donner au gouvernement les moyens de sa politique », a déclaré le ministre des Finances.
Au plan technique, la priorité reste double : élargir l’assiette et fiabiliser le contrôle. Sur la chaîne de valeur fiscale et douanière, cela passe par la réduction des reliquats, la limitation des exemptions non ciblées et la consolidation des téléprocédures pour diminuer l’attrition entre l’assiette théorique et la recette effectivement encaissée. Sur le non fiscal, l’enjeu est de sécuriser les redevances et droits administratifs en accélérant la bancarisation.
Dernier trimestre : tenir le rythme et préserver l’équilibre
À moins de trois mois de la clôture 2025, la consigne est claire : maintenir la cadence des encaissements tout en gardant la discipline sur l’exécution des dépenses. Une collecte au-dessus de la cible améliore la marge de manœuvre pour financer les projets structurants et absorber les chocs de prix. Le calibrage fin des contrôles, la lutte contre les litiges récurrents et la synchronisation des calendriers de paiement avec la collecte mensuelle demeurent décisifs pour éviter les tensions de liquidité et stabiliser le solde budgétaire.
— M. KOSI
