Le gouvernement a présenté au Conseil des ministres le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2024. Les chiffres confirment un écart entre les prévisions et la réalité budgétaire, marqué par un déficit global de 358,5 milliards de francs congolais (CDF).
Des recettes en deçà des prévisions, des dépenses plus lourdes
La loi de finances rectificative avait fixé les recettes et dépenses à 44 410,1 milliards de CDF. À la clôture de l’année, les recettes effectives n’ont atteint que 35 513,9 milliards de CDF, soit 79,97 % du montant prévu. Les dépenses, elles, se sont établies à 35 872,5 milliards de CDF, correspondant à 80,78 % du total attendu.
Ce décalage a généré un déficit, les sorties dépassant légèrement les entrées.
Le déficit du Budget général s’élève à 1 535,4 milliards de CDF. Toutefois, cet écart a été atténué par deux postes excédentaires : les budgets annexes (28,9 milliards de CDF) et surtout les Comptes spéciaux (1 147,9 milliards de CDF). Le solde final ressort ainsi à -358,5 milliards de CDF.
Pour couvrir ce besoin de financement, le Trésor a eu recours au marché domestique en émettant des Bons et Obligations du Trésor. Ces instruments ont permis d’absorber le déficit sans recourir à un financement extérieur.
La reddition des comptes, en soumettant ces résultats au Parlement, vise à offrir une transparence accrue sur l’usage des ressources publiques et à renforcer le contrôle démocratique de la dépense.
— M. MASAMUNA
