La Banque centrale du Congo (BCC) engage des discussions avec la Banque mondiale pour améliorer la gestion de ses réserves internationales. Le gouverneur André Wameso a échangé avec le département du Trésor de l’institution autour du programme RAMP, un dispositif qui regroupe plus de 70 institutions publiques dans le monde. Cette démarche intervient dans un contexte où la gestion des réserves de change devient un levier direct de stabilité économique pour la République démocratique du Congo.
Un appui technique pour mieux gérer les réserves
Le programme RAMP, porté par la Banque mondiale, vise à accompagner les banques centrales et les institutions publiques dans la gestion de leurs actifs financiers. Il propose un appui sur plusieurs axes : améliorer les stratégies d’investissement, mieux encadrer les risques, renforcer la gouvernance et moderniser les pratiques internes. Son fonctionnement repose sur une combinaison d’expertise technique et de partage d’expériences entre les membres, ce qui permet aux institutions participantes d’adopter des méthodes déjà éprouvées dans d’autres pays.
Pour la RDC, l’enjeu est concret. Les réserves internationales, constituées en devises étrangères, jouent un rôle central dans l’équilibre économique. Elles permettent de soutenir la valeur du franc congolais, de sécuriser les échanges extérieurs et d’amortir les chocs liés aux fluctuations des marchés internationaux, notamment ceux des matières premières. Une gestion plus rigoureuse de ces réserves donne aussi à la BCC une capacité d’intervention plus efficace sur le marché des changes, ce qui peut limiter les variations brusques du taux de change.
Au-delà de la technique, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de crédibilité financière. Une banque centrale capable de gérer efficacement ses actifs renforce la confiance des investisseurs et des partenaires internationaux. À l’issue des échanges, le gouverneur André Wameso a indiqué vouloir examiner les modalités d’une collaboration avec le programme RAMP. Une éventuelle adhésion offrirait à la BCC un accompagnement structuré pour adapter ses pratiques à un environnement financier de plus en plus exigeant, marqué par la volatilité des marchés et des besoins croissants de financement.
— Peter MOYI
