La Route nationale 41 (RN41) se dégrade à grande vitesse dans le territoire de Demba, au Kasaï-Central. L’élu national Thierry Mulumba Mpandanjila a saisi le ministre des Infrastructures pour demander une intervention immédiate sur un tronçon de 166 km, alors que des pluies intenses emportent des habitations et coupent la circulation entre Kananga et plusieurs zones rurales.
« Il faut stopper les érosions et sécuriser la RN41 », plaide l’élu dans sa correspondance, en citant des localités déjà fragilisées : Bena Leka, Lukonga, Tshibungu, Demba Cité, Nkashama, Dishanga. Le risque est double : ruptures d’approvisionnement pour les ménages et pertes économiques pour les producteurs locaux qui ne peuvent plus écouler leurs biens.
Ce qui est demandé et l’état du terrain
Le député sollicite la prise en charge immédiate des sites les plus touchés et la réhabilitation d’urgence du linéaire prioritaire proposé par l’Office des Routes. Objectif : rétablir la continuité du trafic, limiter les dégâts et éviter l’isolement des villages. Il rappelle, à titre indicatif, que la RN41 relie les provinces du Kasaï, Kasaï-Central et Kasaï-Oriental, axe essentiel pour le transport de marchandises, les recettes des marchés locaux et l’accès aux services publics.
Originaire de la zone, Thierry Mulumba affirme avoir financé sur fonds propres des travaux d’urgence en 2023-2024 : remise en état de 40 km entre Bena Leka, Dishanga et Bakuakenge, et chantiers antiérosifs à Bena Leka, Nkashama et Demba Cité. Ces actions ont limité les dégâts à court terme, mais l’ampleur des cratères et ravines dépasse désormais les capacités locales. Sans travaux de terrassement, de drainage et de protection de talus, la dégradation continuera avec chaque averse, au détriment des flux de produits agricoles, des transports scolaires et de l’évacuation sanitaire.
Dernier rappel de contexte : la RN41 n’a pas bénéficié d’entretien régulier depuis les travaux réalisés en 2008-2009. Le message adressé au gouvernement est clair : mobiliser rapidement les équipes techniques et les moyens pour sécuriser l’axe, protéger les ménages et restaurer les échanges entre Kananga et les territoires voisins.
— M. KOSI
