L’Office des voiries et drainage agricole (OVDA) poursuit sa stratégie de modernisation des infrastructures rurales en République démocratique du Congo. Les 6 et 7 mai 2026 à Kinshasa, l’établissement public a organisé un atelier de validation d’une étude consacrée à la qualité et à la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées. Cette initiative, soutenue par plusieurs partenaires techniques et financiers, vise à améliorer la résistance des routes rurales afin de soutenir durablement la production agricole et le désenclavement des zones de production.
À travers cette étude, l’OVDA veut répondre à un problème récurrent dans plusieurs provinces du pays : la dégradation rapide des routes en terre sous l’effet des pluies et du manque d’entretien. Ces routes jouent pourtant un rôle important dans l’économie rurale. Elles permettent aux agriculteurs d’acheminer leurs récoltes vers les marchés, facilitent les échanges entre territoires et améliorent l’accès des populations aux services sociaux de base. Quand elles deviennent impraticables, les coûts de transport augmentent et les produits agricoles perdent en compétitivité.
Le Directeur général de l’OVDA, Cléophas Badiashile, a expliqué que l’objectif est désormais de privilégier des routes stabilisées, considérées comme plus résistantes et plus durables sur le long terme. Selon l’étude présentée lors de l’atelier, ce type d’infrastructure permettrait de maintenir la circulation en toute saison, de réduire les coûts d’entretien et de sécuriser davantage le transport des produits agricoles. L’OVDA estime aussi que cette approche peut contribuer à renforcer l’intégration économique des territoires ruraux.
L’étude validée à Kinshasa est le résultat d’un travail de quatre semaines conduit par une équipe d’experts dirigée par le professeur Firmin Kiala. Elle a bénéficié de l’appui financier du Fonds international de développement agricole (FIDA), de la Banque africaine de développement (BAD) et du Fonds national d’entretien routier (FONER). La représentante pays du FIDA a indiqué que ce document constitue désormais un référentiel technique harmonisé adapté aux réalités congolaises. Elle a insisté sur le fait que la durabilité des routes dépend autant de leur conception que de leur entretien régulier.
Le représentant du FONER a, pour sa part, expliqué que l’appui de son institution s’inscrit dans une volonté de passer d’interventions ponctuelles à une gestion plus structurée des routes agricoles. Le directeur de cabinet du ministre d’État chargé du Développement rural a également souligné la nécessité de garantir la pérennité des infrastructures réalisées, estimant que les défis actuels dépassent la seule question de la construction ou de la réhabilitation des routes.
Les travaux se sont déroulés en présence de plusieurs responsables institutionnels, notamment des représentants du FIDA, du FONER, du ministère du Développement rural, du conseil d’administration de l’OVDA ainsi que de plusieurs experts du secteur des infrastructures rurales.
— Peter MOYI
