Taux de change : une dépréciation annuelle de 6,35 % pour le franc congolais en 2023

Durant la semaine du 25 octobre au 1er novembre, le franc congolais a connu une légère dépréciation sur le marché officiel, s’établissant à 2 849,83 CDF pour un dollar, contre 2 848,65 CDF la semaine précédente, marquant ainsi une baisse de 0,04 %. Ce mouvement, bien que faible, illustre une tendance persistante d’ajustement sur le marché des changes en République démocratique du Congo.

La Banque centrale du Congo (BCC), dans sa récente note de conjoncture, précise que le franc congolais a également perdu 0,07 % sur le marché parallèle, où son cours a atteint 2 855,94 CDF le 1er novembre 2024, contre 2 854,07 CDF la semaine d’avant. En termes de dépréciation annuelle, la monnaie nationale affiche une baisse de 6,35 % sur le marché officiel et de 5,93 % sur le parallèle pour l’année 2023.

Depuis mai, le taux de change semble évoluer dans une zone relativement stable autour de 2800 CDF pour un dollar, malgré des fluctuations hebdomadaires. Ce plateau de stabilité est soutenu, en partie, par les réserves de change qui atteignaient 6,033 milliards de dollars au 30 octobre 2024, offrant une couverture équivalente à 14 semaines d’importations de biens et services essentiels.

Les causes sous-jacentes de la dépréciation du franc congolais

Les principaux facteurs de cette dépréciation restent liés à une forte demande de dollars américains, principalement pour satisfaire les besoins d’importation et de paiements internationaux. Le marché des changes se heurte également à une offre limitée de devises étrangères, accentuée par une économie largement tournée vers l’extérieur et un appareil productif national encore fragile.

Pour remédier à cette situation, la BCC recommande une série de mesures destinées à renforcer l’économie congolaise. Parmi celles-ci, figurent une meilleure coordination entre les politiques monétaire et budgétaire, l’optimisation de la gestion des finances publiques et la mise en place de réformes structurelles visant à diversifier l’économie. En se concentrant sur une transformation durable, la BCC vise à réduire la dépendance vis-à-vis des importations et à renforcer la résilience du franc congolais.

Peter MOYI

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