Washington : la RDC sollicite 500 millions USD à la Banque mondiale pour transformer le corridor de Lobito en couloir de développement

Le 18 octobre 2025, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Washington, le ministre des Finances Doudou Fwamba a rencontré la directrice générale de la Banque mondiale, Anna Bjerde. À l’agenda : un appui budgétaire additionnel, l’avancement du corridor de Lobito et le suivi des réformes, avec un point sur l’impact économique de l’insécurité à l’Est.

Anna Bjerde a salué la trajectoire des réformes engagées par le Gouvernement et insisté sur la portée régionale du corridor de Lobito, pensé comme une infrastructure intégrée énergie–agriculture–logistique. Kinshasa pousse une approche qui dépasse le seul transport des minerais afin de stimuler la production locale, l’offre d’énergie et la création d’activités le long de l’axe.

Lobito, de l’axe minier au couloir de croissance

Le Gouvernement a détaillé la structuration opérationnelle en deux sections : Tenke–Lubumbashi–Sakania et Tenke–Kolwezi–Dilolo, jusqu’à la frontière angolaise et au port de Lobito. L’objectif est clair : convertir une ligne d’exportations minières en chaîne de valeur territoriale, en adossant des investissements agricoles, des capacités de transformation et des services logistiques au plus près des bassins de production.

Doudou Fwamba a défendu une stratégie de « création de la demande » : la viabilité économique du corridor repose sur une hausse de la production énergétique et minière, mais aussi sur la transformation locale des produits pour capter davantage de valeur ajoutée. À la clé, des effets attendus sur l’emploi et sur l’écosystème agricole, avec des marges de progression sur les recettes fiscales et la balance des échanges si la montée en puissance industrielle se confirme.

Pour accélérer, Kinshasa a formalisé une requête de 500 millions USD auprès de la Banque mondiale, destinée à renforcer le financement du projet Lobito. Ce soutien s’inscrirait en parallèle d’un deuxième appui budgétaire en discussion et du pilotage des réformes structurelles engagées. La partie congolaise a, par ailleurs, exposé les coûts économiques liés à la dégradation sécuritaire à l’Est et la nécessité de préserver les conditions d’investissement pour sécuriser les flux, la liquidité publique et le calendrier des dépenses prioritaires.

— M. KOSI

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