Les acteurs du secteur du cobalt se retrouvent confrontés à une situation délicate : un excédent d’offre qui les pousse à reconsidérer leurs approches. Alors que la demande mondiale en cobalt reste fluctuante, les producteurs cherchent des solutions pour stabiliser un marché fragilisé par cette abondance d’approvisionnement.
L’entreprise japonaise de négoce Sumitomo Corporation a récemment relancé les opérations de production sur le site d’Ambatovy, à Madagascar, après une fuite en septembre dernier qui avait temporairement interrompu l’activité. Cette reprise survient alors même que Sumitomo évalue la viabilité des projets liés au nickel et au cobalt, sans toutefois fournir d’informations précises sur l’impact direct de cette fuite sur les volumes de production de cobalt. Sumitomo détient une part de 54,2 % dans les entreprises exploitant ce projet, soit Ambatovy Minerals, chargé de l’extraction minière, et Dynatec Madagascar, impliqué dans le raffinage.
Les surplus d’offre actuels, bien que temporaires, obligent les exploitants à ajuster leurs prévisions. Certains envisagent une réduction des volumes pour éviter un déséquilibre prolongé qui pourrait faire baisser davantage les prix du cobalt, élément indispensable aux batteries de véhicules électriques. Avec les avancées technologiques et l’électrification des transports, la demande pour ce métal reste importante, mais un équilibre entre offre et demande est essentiel pour assurer la rentabilité des opérations minières.
Selon les prévisions, le marché du cobalt pourrait continuer à subir cette pression si la production n’est pas ajustée en fonction des besoins réels. La gestion des stocks et la régulation de l’offre semblent être des leviers stratégiques pour les producteurs qui doivent composer avec des fluctuations des prix.
Peter MOYI



