Le 26 février 2026, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a ouvert à Lubumbashi une succursale de DRC Gold Trading SA, entreprise du portefeuille de l’État. L’objectif affiché est de réduire la fraude et la contrebande dans la filière de l’or artisanal et à petite échelle, en orientant la production vers le circuit officiel.
La cérémonie s’est tenue dans le Haut-Katanga en présence du gouverneur de province, de membres du gouvernement provincial et d’invités. Le ministère présente cette implantation comme un outil opérationnel pour mieux suivre l’or produit localement et limiter les sorties informelles.
Traçabilité, règles d’accès et lien avec la BCC
Selon les explications données, DRC Gold Trading SA doit canaliser la production aurifère, en assurer la traçabilité et mettre en place des chaînes d’approvisionnement « propres » et sans lien avec des conflits. L’enjeu est double : sécuriser l’activité sur le terrain et rendre l’or plus visible dans les circuits déclarés, avec des achats et des flux mieux documentés.
Dans son allocution, Louis Watum Kabamba a rappelé une règle centrale : l’exploitation artisanale est réservée aux Congolais. Il a aussi demandé que toute présence jugée irrégulière soit combattue. Pour les opérateurs étrangers, le message est clair : se diriger vers l’activité industrielle, dans un cadre légal fixé par les lois de la République.
Le ministre a aussi mis en avant un contrat entre DRC Gold Trading SA et la Banque Centrale du Congo (BCC). Présenté comme un partenariat stratégique, il vise à faire de l’or artisanal un levier direct de stabilisation monétaire et de renforcement des réserves nationales.
En déclarant officiellement ouverte la succursale de Lubumbashi, le ministre a exprimé l’attente que cette présence produise des effets concrets dans le Haut-Katanga et au niveau national, à mesure que l’or artisanal bascule vers le circuit officiel.
— M. KOSI
