Investissements en RDC : l’ANAPI et l’ARCA veulent mieux couvrir les risques via les assurances

L’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) et l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA) ont signé, le 26 février 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord pour renforcer la sécurisation des investissements en République démocratique du Congo. Les deux institutions veulent mieux intégrer l’assurance dans l’accompagnement des projets, afin de réduire les risques et rassurer les investisseurs.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la directrice générale de l’ANAPI, Rachel Pungu Luamba, et du directeur général de l’ARCA, Alain Kaninda Ngalula, entourés de leurs équipes. Pour l’ANAPI, l’enjeu dépasse la simple promotion des opportunités : il s’agit aussi de rendre l’environnement plus lisible pour les porteurs de projets, avec des règles plus prévisibles et une confiance renforcée.

Du côté de l’ARCA, le message est clair : la « dimension assurance » doit faire partie du parcours de l’investisseur, dès la préparation du projet. L’idée est de mieux encadrer la couverture des risques qui peuvent fragiliser une activité économique : sinistres, interruptions, responsabilités, ou difficultés à obtenir une protection adaptée.

L’assurance comme outil de financement et de crédibilité

Le protocole fixe plusieurs objectifs opérationnels. Il vise à renforcer l’attractivité des investissements, étrangers comme nationaux, dans le secteur des assurances. Il prévoit aussi de faciliter l’installation et l’accompagnement des investisseurs dans le respect des normes en vigueur, ainsi que de coordonner les actions de promotion et de sécurisation des activités d’assurance. Les deux institutions annoncent également des initiatives conjointes pour élargir l’accès aux produits d’assurance et en diversifier l’offre, tout en vulgarisant les dispositions du Code des assurances auprès des investisseurs.

Pour les promoteurs de projets, l’assurance est souvent un point décisif dans la relation avec les banques et les partenaires financiers. Une couverture claire peut rendre un projet plus « finançable » car elle réduit l’incertitude et améliore la crédibilité financière. Les institutions y voient aussi un moyen de limiter certains risques associés aux investissements et d’aligner les pratiques de gouvernance sur des standards utilisés dans les marchés plus matures.

— M. KOSI

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