Ambition Africa : 65 milliards d’euros d’échanges, 51 milliards d’investissements français en 2024

En 2024, les échanges entre la France et le continent africain ont atteint près de 65 milliards d’euros, tandis que les investissements français se sont établis autour de 51 milliards d’euros, via plus de 4 300 filiales et près de 500 000 emplois directs. La 7ᵉ édition d’Ambition Africa s’inscrit au cœur de cette relation économique qui prend de l’ampleur et cherche à se structurer sur la durée.

Ambition Africa, vitrine d’une présence économique qui monte en puissance

Ambition Africa n’est plus un simple rendez-vous de calendrier. Le forum devient un espace où responsables publics, chefs d’entreprise et institutions financières cherchent à bâtir un partenariat plus équilibré, fondé sur l’innovation et la co-construction de projets économiques. L’objectif affiché est clair : faire en sorte que les échanges profitent aux deux parties, avec des retombées concrètes sur l’emploi, l’investissement productif et la montée en compétence des acteurs locaux.

Pour soutenir ce mouvement, plusieurs outils financiers sont mobilisés. L’Agence française de développement (AFD) annonce environ 3,5 milliards d’euros engagés sur le continent. À côté de ces financements, des dispositifs ciblés appuient directement les entrepreneurs africains, à travers le programme Choose Africa, qui facilite l’accès au crédit et à l’investissement pour les petites et moyennes entreprises.

L’innovation numérique bénéficie aussi d’un soutien dédié avec Digital Africa et Fuzé, qui accompagnent des start-up portées par de jeunes pousses africaines. En parallèle, les prêts du Trésor sont davantage dirigés vers des projets structurants : infrastructures, énergie, transports, équipements collectifs. L’idée est de concentrer les ressources sur des projets capables de soutenir la production locale, les exportations et l’intégration régionale.

Sur le terrain, cette présence se traduit par la diversité des entreprises françaises actives en Afrique. Des sociétés comme auum, Toutenkamion, France Muséums ou Ultimat illustrent la variété des secteurs concernés : services, industrie, culture, mobilité, solutions techniques. Le forum offre à ces acteurs l’occasion de présenter leurs projets, d’identifier des partenaires africains et de nouer de nouveaux contrats.

Les échanges ne se limitent pas à la relation bilatérale France–Afrique. Ambition Africa devient aussi un point de contact pour les coopérations régionales. Les discussions avec le secrétaire d’État kényan aux Affaires étrangères, Dr Abraham Korir SingOei, ont porté sur des projets en cours, la coopération dans la région et la préparation du sommet AfricaForward 2026, prévu à Nairobi. Ce sommet rassemblera gouvernements, entreprises, investisseurs, société civile et jeunesse autour de thèmes clés : transition énergétique, économie bleue, agriculture durable, santé et numérique.

Derrière ces rencontres se dessine une conviction partagée par de nombreux intervenants : l’Afrique comptera parmi les principaux centres de croissance mondiale dans les prochaines décennies. Pour la France, l’enjeu est de rester un partenaire fiable, capable d’apporter financements, savoir-faire et accompagnement de long terme, tout en laissant plus de place à l’initiative locale.

Les travaux engagés dans le cadre d’Ambition Africa doivent maintenant se prolonger jusqu’au Sommet Afrique–France de Nairobi en 2026, présenté comme une étape importante pour ancrer ce partenariat dans des projets concrets, mesurables et suivis dans le temps. Pour les deux parties, la crédibilité de ce discours se jouera sur la mise en œuvre : volume réel des investissements, création d’emplois, transfert de compétences et capacité à soutenir les priorités définies avec les États et les acteurs privés africains.

— M. KOSI

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