Les négociants constatent une nouvelle progression du cours du cuivre au London Metal Exchange (LME), stimulée par l’hypothèse d’un soutien renforcé à l’économie chinoise. Les estimations actuelles laissent penser que le métal rouge pourrait terminer l’année 2024 avec une hausse avoisinant 5 %. Le contrat pour livraison à trois mois s’établit désormais autour de 8 954 dollars la tonne, ce qui représente un léger gain de 0,4 %.
Ce regain d’intérêt fait écho à la flambée enregistrée en mai, lorsque des fonds spéculatifs ont accru leurs positions au point de pousser le prix au-dessus de 11 100 dollars la tonne. Depuis ce sommet, le cuivre a baissé d’environ 19 %, en partie sous l’effet d’une offre mondiale jugée trop abondante. Le renforcement du dollar complique également la donne, car il rend cette matière première plus chère pour les acheteurs dont la devise n’est pas arrimée au billet vert.
L’autre facteur qui retient l’attention concerne l’éventuelle mise en place de nouvelles taxes douanières décidées par l’administration Trump, ce qui ferait grimper les coûts d’importation et pourrait freiner la consommation de cuivre dans plusieurs secteurs industriels. Les acteurs du marché continuent de scruter les signaux venant de Pékin, principal consommateur mondial de ce métal, dans l’espoir que des mesures de relance plus musclées encourageront la demande.
En attendant, les observateurs notent que le cuivre reste confiné dans une fourchette limitée, reflétant des échanges prudents. Certains professionnels misent sur l’électronique et l’industrie automobile pour stimuler la consommation de métal rouge, tandis que d’autres redoutent que la production excédentaire persiste tant que l’activité manufacturière ne reprend pas suffisamment de souffle. L’année 2025 pourrait néanmoins voir une réorientation des stratégies, selon l’évolution des politiques commerciales et monétaires qui pèsent sur la croissance mondiale.
Peter MOYI
