Boma met à quai 8 bateaux de pêche neufs : 3 chalutiers de 27 m pour la côte, 5 unités de 8 m pour le fleuve

Huit navires commandés par l’État sont prêts au port de Boma (Kongo Central). Le ministre de la Pêche et Élevage, Jean-Pierre Tshimanga, a inspecté la flotte : trois chalutiers de 27 mètres destinés au littoral atlantique et cinq bateaux de 8 mètres pour le fleuve Congo et ses affluents. Cap visé : sécuriser l’approvisionnement national en poisson en passant de la pêche artisanale à un dispositif semi-industriel.

Les chalutiers affichent une configuration complète pour des rotations régulières : cabines d’équipage, messes, cuisine, salle des machines, espaces de préparation et chambres froides de 8 m³. Les cinq unités fluviales, plus légères, couvriront des trajets courts et fréquents afin d’alimenter les marchés de proximité. L’ensemble doit améliorer les volumes débarqués et lisser la saisonnalité, deux paramètres clés pour la stabilité des prix au détail.

« Je viens de visiter les bateaux : ce sont de bons navires qui vont nous aider dans la sécurité alimentaire », a déclaré Jean-Pierre Tshimanga.

Chaîne du froid et emploi local, deux leviers importants

La mise en service dépend d’un dernier jalon logistique : l’installation d’une chambre froide à terre pour sécuriser la conservation post-capture et réduire les pertes. Le ministre évoque un démarrage rapide une fois ce maillon complété, condition pour fiabiliser la distribution depuis Boma vers le Kongo Central et Kinshasa.

Sur le plan social, la maire a.i. de Boma, Me Claudelle Phemba Kiadi, appelle à mobiliser la main-d’œuvre locale — pêcheurs, jeunes et familles de la ville — afin d’ancrer l’activité et soutenir les revenus. L’emploi à bord et à quai (manutention, glace, maintenance, logistique) constitue un effet additionnel attendu.

Côté opérations, le capitaine Daniel Nsongo, chef de la délégation des marins congolais ayant convoyé les navires depuis l’Égypte jusqu’à Boma, confirme l’état des équipements et leur caractère neuf. La répartition des rôles s’esquisse : les chalutiers de 27 m concentrés sur la côte pour des campagnes plus longues, les unités de 8 m sur le réseau fluvial pour des apports fréquents. Ce schéma mixte doit améliorer la régularité des débarquements, accroître l’offre et contribuer à l’accessibilité du poisson pour les ménages.

« Je confirme que les bateaux sont nouveaux », a assuré le capitaine Nsongo, évoquant l’ensemble des opérations de convoyage.

Les huit unités restent à quai pour réglages finaux. Une fois la chaîne du froid opérationnelle et les rotations planifiées, la flotte pourra soutenir l’offre halieutique nationale et renforcer la disponibilité du poisson sur les marchés.

— Peter MOYI

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