Le 19 février 2026, à Kinshasa, le ministre d’État Guylain Nyembo a ouvert une réunion du Comité de pilotage sur le climat des affaires, les partenariats public-privé, la promotion des investissements et l’emploi. L’objectif annoncé : examiner les résultats de la RDC dans le rapport Business Ready 2025 (B-Ready) de la Banque mondiale et préparer les prochaines étapes.
La session s’est tenue au Fleuve Congo Hotel, en présence de ministres engagés dans les réformes, de partenaires techniques et financiers, de représentants du secteur privé et d’experts. Au centre des échanges, un point précis : la manière dont la RDC est évaluée par ce nouveau baromètre, présenté comme un outil de comparaison entre économies sur la capacité d’un pays à faciliter l’activité économique.
Le diagnostic a été mené autour de trois axes du B-Ready : le cadre réglementaire, la qualité des services publics et l’efficacité opérationnelle. En clair, les participants ont regardé à la fois les règles, la manière dont l’administration rend les services, et la façon dont ces règles et services fonctionnent dans la pratique.
Des « Quick Win » annoncés avant B-Ready 2026 et une évaluation des provinces
La réunion ne s’est pas limitée à commenter un classement. Les participants ont aussi identifié des actions jugées urgentes, appelées « Quick Win », pour obtenir des améliorations rapides. L’idée est de cibler quelques mesures concrètes, mesurables et applicables sans attendre de longues réformes.
Le gouvernement a aussi évoqué la suite : la préparation du Business Ready 2026, mais aussi d’un B-Ready infranational. Cette version doit porter sur plusieurs provinces de la RDC, avec l’objectif de mesurer les écarts entre territoires et de mieux cibler les priorités de réforme au niveau local.
Guylain Nyembo a résumé l’enjeu en ces termes : « Ce rapport nous met en compétition avec d’autres économies et mesure, à l’échelle mondiale, notre engagement à rendre la RDC plus compétitive et attractive pour les investisseurs ». Le message final porté par la rencontre est celui d’une coordination entre institutions, pour transformer les tâches assignées aux ministères en réformes orientées vers l’investissement et l’emploi.
— M. MASAMUNA
