Le cuivre repart à la hausse après l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran. Sur le London Metal Exchange, le contrat à trois mois atteint 12 720 dollars la tonne, en hausse de 3,3 %, soit son niveau le plus élevé depuis le 18 mars. Ce rebond intervient après un mois de mars marqué par une baisse de 7,6 %, liée aux tensions géopolitiques et aux craintes sur la croissance mondiale, qui avaient freiné les perspectives de demande industrielle.
Une accalmie temporaire qui soulage les marchés
L’annonce de cette trêve modifie rapidement l’équilibre du marché. L’accord, prévu pour deux semaines, reste conditionné à la suspension du blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, un point de passage clé pour le pétrole et le gaz. Cette perspective a entraîné une chute de 16 % des prix du pétrole. Or, le cuivre est directement lié à l’activité industrielle et aux coûts énergétiques. Une énergie moins chère réduit les coûts de production et améliore les anticipations de croissance, ce qui soutient la demande dans des secteurs comme la construction ou les équipements électriques.
Les investisseurs réagissent donc à court terme, en intégrant un scénario plus favorable. Mais la prudence reste de mise. L’accord est temporaire et dépend de conditions politiques incertaines. Un retour des tensions pourrait rapidement inverser la tendance. Au-delà de cet épisode, le marché du cuivre reste marqué par des contraintes d’offre persistantes et une demande soutenue, notamment liée à la transition énergétique, qui nécessite davantage de métaux pour les infrastructures électriques et les technologies bas carbone. Pour la République démocratique du Congo, cette hausse peut soutenir les recettes d’exportation, mais elle souligne aussi la forte dépendance aux évolutions internationales, qui rendent les revenus miniers difficiles à stabiliser.
— M. KOSI
