GIGA Africa Marrakech : la raffinerie cuivre-cobalt de Buenassa visée pour 2030 ; offtakes en discussion avec les États-Unis et la région

À Giga Africa, du 22 au 24 septembre 2025 à Marrakech, le Dr Guy Kioni, membre du conseil consultatif de Buenassa, a confirmé la cible industrielle : une raffinerie au Lualaba pour produire des cathodes de cuivre et du sulfate de cobalt. Phase 1 annoncée à 30 000 t/an de cathodes cuivre et 5 000 t/an de sulfate de cobalt, sur un capex initial estimé à 600 millions USD. Le démarrage est désormais planifié pour 2030. Les contrats d’enlèvement ne sont pas encore sécurisés ; des discussions sont engagées dans un cadre de coopération régionale, avec un accent sur les États-Unis.

Calendrier, investissements et exécution industrielle

Le site congolais s’inscrit dans une logique de montée en gamme : traçabilité de la chaîne d’approvisionnement, conformité aux exigences des constructeurs et partenariats régionaux pour stabiliser l’amont et l’aval. À terme, la feuille de route porte une capacité de 120 000 t/an de cuivre et 20 000 t/an de cobalt sous forme de sulfate. L’option d’une production de cobalt métal reste à l’étude pour élargir l’offre selon la demande des fabricants.

Le choix de présenter le projet à Marrakech résonne avec l’écosystème marocain des matériaux pour batteries, où un site de raffinage de cobalt vise 5 000 à 6 000 t/an de sulfate pour l’industrie des véhicules électriques. Cette proximité industrielle offre des repères de qualité et de standardisation utiles à l’exécution du projet congolais.

Sur le plan capitalistique, l’entrée de l’État congolais au capital sert de catalyseur pour la levée de fonds et ancre la transformation locale dans une perspective de recettes domestiques. La priorité opérationnelle se concentre sur l’ingénierie détaillée, la mobilisation du financement, la sécurisation des approvisionnements et la conclusion des offtakes. L’objectif de qualité reste inchangé : produire des cathodes conformes LME Grade A et un sulfate répondant aux spécifications des précurseurs de batteries.

La trajectoire 2030 impose une discipline d’exécution : consolider les partenariats, verrouiller les contrats commerciaux et dérouler un calendrier réaliste depuis la construction jusqu’à la mise en service. La réussite passera par une gouvernance rigoureuse, une logistique maîtrisée et des standards techniques alignés sur les marchés finaux.

— Peter MOYI

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