À Cape Town, en marge du Mining Indaba 2026, Mark Davis, directeur général de Glencore Copper Africa, a participé au Lualaba Investment Forum aux côtés de la gouverneure Fifi Masuka Saini. Devant plusieurs responsables et acteurs miniers, il a rappelé que la RDC a triplé sa capacité de production de cuivre ces dernières années et dit voir un potentiel de croissance dans la province du Lualaba.
Le dirigeant a présenté cette hausse comme un signal pour les investisseurs et pour Glencore, en liant la progression de la production à la possibilité de renforcer, sur place, les capacités industrielles et l’attractivité du secteur. Il a résumé sa lecture en une phrase : « L’opportunité de reconstruire notre capacité de production représente une formidable opportunité pour Glencore et pour l’investissement au Lualaba. »
Infrastructures, énergie et coûts : le point sensible pour les mines
Mark Davis a aussi insisté sur une contrainte que connaissent les opérateurs : les coûts opérationnels élevés, qu’il relie à la logistique d’un pays enclavé. Concrètement, quand l’acheminement des intrants, du carburant ou des pièces prend plus de temps et coûte plus cher, le prix final de production augmente, même si le sous-sol est riche.
Pour répondre à ce type de blocage, il a cité un exemple de partenariat public-privé entre Glencore et la SNEL, l’entreprise publique d’électricité. Selon lui, cet investissement de 450 millions de dollars a permis de sécuriser 450 mégawatts d’énergie, destinés à la fois aux opérations minières et aux communautés. L’enjeu est direct : une alimentation électrique plus stable réduit les arrêts de production et limite l’usage de solutions plus coûteuses, comme certains groupes électrogènes.
Le message de Glencore se veut clair : renforcer la collaboration entre autorités, entreprises, partenaires et communautés pour créer une valeur partagée et soutenir une croissance durable dans le Lualaba.
— M. KOSI
