Le 10 février 2025, le député national Éric Tshikuma a saisi par question écrite le Directeur général de la DGDA après des accusations de fraude douanière liées aux produits pétroliers dans la province du Haut-Katanga. Cette démarche intervient après une alerte publique de la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, qui a évoqué des pratiques frauduleuses pouvant entraîner des pertes financières pour le Trésor public.
Le parlementaire dit vouloir obtenir des réponses « claires et chiffrées » afin de mesurer l’ampleur du problème. Il demande à la DGDA d’indiquer la nature exacte des fraudes signalées, leur effet sur les recettes douanières, et les mesures déjà prises ou envisagées pour corriger la situation. L’enjeu, selon lui, est aussi de renforcer la transparence autour de la mobilisation des recettes fiscales issues du secteur pétrolier pour l’exercice 2025.
Les faits dénoncés portent sur des irrégularités dans l’importation et la déclaration des produits pétroliers dans le Haut-Katanga, une province stratégique sur le plan économique. Concrètement, si les quantités importées ou les valeurs déclarées ne correspondent pas à la réalité, l’État peut percevoir moins de droits et taxes que prévu. Et ce manque à gagner peut peser sur les finances publiques, car les recettes douanières servent notamment à financer les dépenses de l’État.
Le Haut-Katanga joue un rôle central dans l’importation et la distribution des produits pétroliers. Toute faiblesse dans la chaîne de contrôle douanier peut donc avoir des effets sur les recettes publiques et sur la régulation du marché, avec des conséquences possibles sur l’approvisionnement et les prix.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par la DGDA sur ce dossier. La réponse du Directeur général est attendue pour éclairer l’opinion sur la véracité des accusations, l’ampleur d’éventuelles pertes fiscales et les actions engagées pour y répondre, dans le cadre du contrôle parlementaire de l’action gouvernementale prévu par la Constitution.
— M. MASAMUNA
