La mine congolaise de Kipushi, opérée par Ivanhoe Mines, a livré 57 200 tonnes de concentré de zinc au troisième trimestre 2025, un pic depuis la mise en service commerciale en juin 2024. Le cumul atteint 137 224 tonnes depuis janvier, déjà supérieur de près de trois fois au total 2024 (50 307 t).
Capacité et mise à niveau du site
Le site a consolidé la tendance amorcée au premier semestre (84 524 t). Seul, le T3 dépasse de 13 % la production de toute l’année 2024, signe d’un système industriel mieux réglé. Ivanhoe Mines mentionne l’achèvement, en août, de travaux d’amélioration et un programme de désengorgement engagé en septembre 2024 pour augmenter d’environ 20 % le débit de l’usine. La modernisation du concentrateur et le renouvellement d’équipements ont, ensemble, relevé la capacité de traitement et stabilisé les flux de minerai.
Fort de ces résultats, l’opérateur maintient pour 2025 une fourchette annuelle de 180 000 à 240 000 tonnes. La montée en cadence intervient dans un environnement international encore marqué par un excédent d’offre qui pèse sur les marges des producteurs. Un rebond technique se dessine toutefois : à Londres, les contrats à terme sur le zinc ont franchi début octobre les 3 015 USD la tonne, leur plus haut de l’année, sur fond d’interrogations liées à l’approvisionnement mondial.
Pour la filière congolaise, Kipushi ajoute un volume régulier de concentrés à l’export, avec un profil désormais lisible trimestre après trimestre. L’enjeu opérationnel reste la continuité des tonnages et la discipline de coûts, conditions nécessaires pour traverser un marché volatil tout en préservant la rentabilité. Si la trajectoire actuelle se confirme, l’objectif annuel d’Ivanhoe Mines demeure à portée, porté par une usine mieux calibrée et une logistique interne fluidifiée.
— M. KOSI
