La troisième édition de la conférence Import-Export s’est ouverte ce jeudi 23 avril 2026 à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Organisée par la Fédération des Entreprises du Congo et lancée par le gouverneur Martin Kazembe, cette rencontre de deux jours réunit autorités gouvernementales, opérateurs économiques, transitaires, banquiers et représentants du secteur minier autour du développement des corridors comme levier d’intégration économique africaine.
La RDC dispose d’atouts géographiques évidents. Avec neuf pays frontaliers, elle constitue un point de jonction entre l’Afrique centrale, l’Est et l’Afrique australe, reliant les façades atlantique et de l’océan Indien. Ce positionnement central en fait théoriquement un hub naturel pour les échanges commerciaux continentaux.
Mais ce potentiel reste peu exploité. Dans son allocution d’ouverture, le président de la FEC Haut-Katanga, Patrick Muland, a pointé trois freins principaux : des coûts logistiques élevés, une insuffisance des infrastructures de transport et l’existence de barrières non tarifaires qui ralentissent les échanges aux frontières.
Les participants examinent plusieurs pistes de solutions. Le recours aux partenariats public-privé pour financer les infrastructures, le développement du transport multimodal et la modernisation du réseau ferroviaire figurent parmi les priorités. Les experts insistent sur la complémentarité entre rail et route pour réduire les coûts et fluidifier les échanges à grande échelle.
La conférence se clôture le 24 avril avec des recommandations concrètes attendues en faveur du développement des corridors régionaux.
— Joldie KAKESA
