Le vice-Premier ministre au Budget, Adolphe Muzito, a lancé le 9 mars 2026 à Kinshasa une série de consultations pour préparer la loi de finances rectificative de l’exercice 2026. Il a successivement échangé avec le vice-Premier ministre à l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, et le vice-Premier ministre aux Transports, Jean-Pierre Bemba, accompagné du vice-ministre du Budget Elysée Bokumwana.
Le budget 2026, arrêté à 54 335,7 milliards de francs congolais, soit environ 22 milliards de dollars, enregistre une progression de 17 % par rapport à l’exercice 2025. Mais les paramètres économiques ont évolué depuis son adoption, notamment sous l’effet du conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui perturbe les marchés mondiaux de l’énergie et les routes commerciales maritimes.
« Il y avait un accord entre le Parlement et le gouvernement pour qu’à la première session de cette année, le gouvernement puisse déposer une loi rectificative des finances afin de mieux tenir compte de l’évolution de certains paramètres économiques. Mais aussi, dans la situation dans laquelle nous nous trouvons depuis le déclenchement de la guerre en Iran, de prendre en compte l’impact de cette guerre sur l’économie nationale », a déclaré Daniel Mukoko Samba.
Une trajectoire fiscale ambitieuse sur trois ans
Au-delà de la révision conjoncturelle, ce collectif budgétaire s’inscrit dans une trajectoire fiscale triennale. Le gouvernement vise une pression fiscale de 12 % du PIB en 2026, 13 % en 2027 et 15 % en 2028, avec pour objectif d’atteindre à l’horizon 2030 la moyenne de l’Afrique subsaharienne estimée à 17 %. La pression fiscale mesure la part des recettes publiques rapportée à la richesse produite par le pays.
En parallèle des échanges au niveau des vice-Premiers ministres, des équipes d’experts des différents ministères concernés travaillent à affiner les prévisions de recettes et de dépenses avant le dépôt du texte devant le Parlement dès la session de mars.
— Peter MOYI
