Le baril de pétrole se vend à 63,3 USD au 4 décembre 2025, contre 63,1 USD une semaine plus tôt. Soit une hausse de 0,4 % en sept jours, selon la note de conjoncture de la Banque centrale du Congo (BCC). Dans le même temps, le riz, le blé et le maïs voient leurs prix évoluer dans des directions différentes sur le marché mondial.
Pétrole et panier de la ménagère congolaise
La BCC indique qu’entre le 28 novembre et le 4 décembre 2025, le marché des matières premières a été agité. Le baril de pétrole a gagné 0,4 % sur fond de tensions géopolitiques persistantes, de menaces de nouvelles sanctions européennes contre la Russie et de réduction des stocks américains. Le prix actuel reste pourtant plus bas qu’avant : par rapport à la fin 2024, le baril recule de 14,9 %, et la baisse atteint 12,6 % si l’on compare à la même période un an plus tôt.
Pour la RDC, ce mouvement compte, car le pays exporte du pétrole mais importe aussi des produits dérivés pour le transport et la production d’électricité. Quand le prix du baril monte, la facture en devises augmente. Quand il baisse, les recettes d’exportation se réduisent. L’équilibre du budget public et le coût de la vie peuvent donc bouger rapidement.
La même note de la BCC suit les prix de certains produits de première nécessité. Le riz, le blé et le maïs se situent respectivement à 222,7 USD, 198,6 USD et 164,3 USD la tonne. Par rapport à la fin novembre 2025, le riz et le blé diminuent légèrement, de 0,5 % et 0,2 %, alors que le maïs progresse de 0,6 %.
Si l’on revient à fin décembre 2024, la baisse est plus visible pour le riz, avec un recul de 28,1 %. Le blé perd 1,9 % et le maïs 2,3 %. En glissement annuel, c’est-à-dire en comparant à la même période de l’année précédente, le riz et le blé reculent de 33,6 % et 0,6 %, tandis que le maïs augmente de 3,8 %. Ces chiffres montrent que le panier alimentaire mondial se réajuste, mais que la RDC doit rester vigilante pour protéger le pouvoir d’achat des ménages les plus fragiles.
— M. KOSI
