Les marchés des métaux non-ferreux restent captifs des développements du conflit irano-américain. En fin de semaine dernière, les cours avaient été soutenus par la perspective d’un deuxième cycle de négociations entre Washington et Téhéran, laissant entrevoir une possible sortie de crise. Ces espoirs se sont dissipés au cours du week-end, l’Iran ayant refusé de participer aux pourparlers après la saisie par les États-Unis d’un cargo iranien.
La tenue des négociations reste incertaine. Le vice-président américain JD Vance, qui devait conduire la délégation américaine, est finalement resté aux États-Unis lundi. Ce signal diplomatique négatif a ravivé les craintes d’une prolongation du conflit et de ses effets sur les routes d’approvisionnement énergétique transitant par le détroit d’Ormuz.
En parallèle, les investisseurs suivent de près l’audition de Kevin Warsh, pressenti à la présidence de la Réserve fédérale américaine, devant le Sénat. Ses orientations sur la politique monétaire américaine constituent un facteur supplémentaire d’incertitude pour les marchés des métaux, dont les cours sont sensibles aux anticipations sur les taux d’intérêt et la vigueur du dollar.
Pour la RDC, dont les recettes d’exportation dépendent largement du cuivre et du cobalt, cette volatilité géopolitique illustre la fragilité d’une économie exposée aux chocs externes. Le niveau des cours des métaux industriels sur les prochaines semaines conditionnera directement les recettes publiques congolaises et les marges des opérateurs miniers actifs dans le pays.
— M. MASAMUNA
