Les cours du pétrole reculent face à une conjoncture économique américaine fragilisée : les nouvelles demandes d’allocations chômage ont atteint 237 000 la semaine dernière, leur plus haut niveau en dix semaines. Cette dégradation du marché du travail renforce l’anticipation d’une baisse prochaine des taux directeurs de la Réserve fédérale, une mesure qui pourrait à terme soutenir la demande énergétique, mais qui souligne aujourd’hui la perte de vigueur de l’économie américaine.
Une offre excédentaire qui inquiète les analystes
Selon Goldman Sachs, l’excédent de production sur le marché mondial pourrait se prolonger. L’analyste Samantha Dart estime que le Brent pourrait glisser vers 50 USD le baril d’ici fin 2026 si la tendance se confirme. La banque souligne que l’augmentation de l’offre de l’OPEP+ dépasse actuellement la progression de la consommation mondiale.
Dans l’attente de la réunion de l’OPEP+ prévue dimanche, les opérateurs restent prudents. La prochaine décision du cartel sera déterminante pour l’orientation des prix : soit une nouvelle baisse se profile, soit un plancher s’installe autour des niveaux actuels.
— Peter MOYI
