Mining Indaba : EGC et ERG signent un accord pour encadrer l’exploitation artisanale dans le Lualaba

À Mining Indaba, à Cape Town, l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC) et Eurasian Resources Group (ERG) ont signé, ce 10 février 2026, un Protocole d’Accord pour organiser l’exploitation minière artisanale sur des sites appartenant au groupe kazakh, principalement dans la province du Lualaba. La cérémonie s’est tenue sous la présidence du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba.

L’objectif affiché est de mieux encadrer l’exploitation artisanale, souvent exercée de manière informelle, dans une zone au cœur de la production de minerais stratégiques. L’accord vise à réduire les frictions entre mines industrielles et creuseurs, tout en rendant la production plus traçable et plus conforme aux exigences des acheteurs internationaux.

Traçabilité, zones dédiées et cohabitation avec les industriels

Le Protocole d’Accord prévoit d’abord la mise en place de zones dédiées à l’exploitation artisanale. L’idée est de sortir les mineurs d’un cadre improvisé, en leur donnant un espace identifié, avec des règles plus claires et des conditions de travail présentées comme plus sûres et mieux organisées.

L’accord met aussi l’accent sur la traçabilité de la production. Pour le secteur du cobalt et des minerais liés à la transition énergétique, la traçabilité devient un point de passage pour accéder à certains marchés. Le texte parle d’un alignement sur des standards internationaux, en référence aux principes directeurs de l’OCDE, afin de garantir que les minerais vendus proviennent de circuits encadrés.

Autre point sensible : la cohabitation entre exploitation industrielle et artisanale. Dans le Lualaba, les tensions naissent souvent lorsque des creuseurs entrent sur des concessions industrielles, ou quand les limites et les droits d’exploitation sont mal compris ou mal appliqués. L’accord annonce un cadre visant à mieux faire respecter les droits légaux et les investissements de chaque partie.

Enfin, le Protocole évoque le développement des communautés locales, en cherchant à intégrer l’artisanat minier et la petite mine dans un dispositif légal et socialement acceptable. L’enjeu est aussi économique : formaliser l’ASM peut aider à mieux capter les revenus, limiter les intermédiaires informels, et rendre l’activité plus prévisible pour les sites et les familles qui en dépendent.

De son côté, le ministre des Mines a insisté sur trois priorités : l’inclusion, la sécurité et la formalisation. Il présente ces axes comme la base d’un secteur minier plus équilibré, capable de répondre à la demande mondiale liée à la transition énergétique, sans laisser de côté les intérêts des communautés locales.

M. MASAMUNA

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