Le cobalt d’exportation de la RDC reste stable à 55 592 USD la tonne pour la semaine du 9 au 14 février 2026, selon la mercuriale du ministère du Commerce extérieur. Sur la même période, les autres minerais suivent une tendance haussière : le cuivre progresse de 3,12 % à 13 347,90 USD la tonne, le zinc gagne 2,88 % à 3 364,45 USD la tonne et l’or monte de 3,17 % à 168,5 USD le gramme.
Ces variations traduisent un marché international où la demande reste soutenue. Les besoins industriels, et surtout les chaînes liées à la transition énergétique, tirent les cours vers le haut. Pour la RDC, ces chiffres disent deux choses à la fois : le pays vend des produits recherchés, mais il reste exposé aux cycles de prix parce qu’il exporte encore largement des minerais peu ou pas transformés.
La stabilité du cobalt, souvent présenté comme l’un des minerais les plus stratégiques du pays, montre aussi une réalité de marché : un produit peut être essentiel, sans forcément monter chaque semaine. À l’inverse, la hausse du cuivre, du zinc et de l’or rappelle qu’une part de la valeur se joue sur la dynamique des cours, donc sur ce que la RDC parvient à capter au moment de la vente.
Des cours en hausse, mais une valeur ajoutée qui échappe encore au pays
L’enjeu économique n’est pas seulement de vendre plus cher. Il est de vendre mieux. Transformer localement une partie des minerais, au lieu d’exporter des concentrés ou des produits bruts, permet de capter une valeur ajoutée plus élevée. Cela passe par le raffinage, la métallurgie et l’implantation d’unités industrielles capables de produire des matériaux intermédiaires.
Concrètement, un minerai transformé sur place crée plus d’activité autour de lui : emplois industriels, services logistiques, maintenance, énergie, sous-traitance. Il offre aussi plus de marge à l’État, car une économie qui transforme dispose généralement d’une base fiscale plus large que celle qui exporte uniquement des matières premières.
La hausse du cuivre à 13 347,90 USD la tonne, celle du zinc à 3 364,45 USD et la progression de l’or à 168,5 USD le gramme posent donc une question simple : comment faire en sorte que cette hausse des cours se traduise davantage en revenus durables et en industrie locale, plutôt qu’en gains ponctuels liés au marché mondial.
— M. MASAMUNA
