Le Plan de trésorerie du mois d’octobre projette 2 076,8 milliards de francs congolais (environ 727,6 millions USD) de recettes face à 2 178,6 milliards de dépenses, soit un léger écart à combler. Au 9 octobre 2025, la Banque centrale du Congo (BCC) comptabilise 732,5 milliards CDF de recettes effectives, l’équivalent de 35 % de l’objectif mensuel.
Recettes en retrait, dépenses plus rapides : où en est l’exécution ?
Le rythme d’exécution budgétaire s’avère plus soutenu côté sorties : 1 521,3 milliards CDF déjà décaissés à la même date. La mobilisation intérieure atteint 332,3 milliards CDF pour les régies financières. Dans ce total, la Direction générale des impôts a collecté 96,5 milliards CDF, la Direction générale des douanes et accises 140,5 milliards CDF et la DGRAD 95,2 milliards CDF. Ces encaissements traduisent une montée en puissance de la fiscalité et des droits, avec un apport douanier légèrement supérieur aux autres canaux.
Les dépenses se concentrent sur la rémunération des agents et fonctionnaires, le fonctionnement des institutions et ministères, les rétrocessions aux régies financières ainsi que le service de la dette publique. Cette composition reflète une priorité donnée aux charges récurrentes et aux obligations financières de l’État tout en assurant la continuité administrative.
La trajectoire de fin de mois dépendra du relais des recettes fiscales et parafiscales. Pour respecter la cible de 2 076,8 milliards CDF et contenir l’écart avec les dépenses prévues à 2 178,6 milliards CDF, l’accélération de la collecte au cours des prochaines semaines sera déterminante pour l’équilibre budgétaire et la stabilité macroéconomique.
— M. KOSI
