Réuni le 22 octobre 2025 à la Cité de l’Union africaine, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a piloté une séance de conjoncture pour traduire la remontée du franc congolais (CDF) en baisse des prix. Autour de la table : la Première ministre, les titulaires du Budget, de l’Économie, des Finances, l’Industrie (intérim) et le gouverneur de la BCC.
Le chef de l’État demande une coordination stricte entre politique monétaire et politique budgétaire. Daniel Mukoko Samba rappelle que l’objectif est double : dresser l’état des lieux du marché des changes et fixer des décisions à valider techniquement. Le gouvernement vise une traduction proportionnelle de l’appréciation du CDF dans les étiquettes, avec un suivi rapproché des secteurs sensibles.
Ce qui change pour les prix
Le ministère de l’Économie convoque une réunion vendredi 24 octobre pour caler les mécanismes de transmission vers le panier de la ménagère. Les services compétents renforceront le contrôle des prix afin d’éviter les écarts entre taux de change et tarifs pratiqués par les opérateurs. Les produits pétroliers sont ciblés pour une nouvelle baisse à court terme, mesure appelée à diffuser vers le transport et les intrants.
La BCC et le Budget doivent avancer de concert : stabilité du change, gestion de la liquidité, discipline des dépenses publiques et visibilité pour les acteurs du marché. Le message aux entreprises est clair : intégrer l’appréciation du CDF dans la formation des coûts et des marges, sans retard. Côté consommateurs, l’attente porte sur une amélioration tangible du pouvoir d’achat au fil des prochains relevés.
Une séance, présidée prochainement par la Première ministre, associera le secteur privé pour arrêter un calendrier d’ajustement et des indicateurs de suivi. L’exécutif veut des baisses effectives et vérifiables sur les denrées et services clés, en ligne avec la trajectoire récente du franc congolais.
— M. KOSI
