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Pollution à TFM : Kinshasa ouvre une enquête officielle et refuse de valider les conclusions de l’EIA sans vérification

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Le gouvernement congolais a réagi mercredi 18 mars aux allégations de pollution de l’air attribuées à la société Tenke Fungurume Mining et à leurs impacts présumés sur la santé des populations locales. Dans un communiqué officiel, les autorités annoncent l’ouverture d’une enquête tout en appelant à la prudence face à des informations qu’elles qualifient de « non vérifiées » à ce stade.

Le gouvernement précise que la mission d’investigation s’inscrit dans les mécanismes de contrôle prévus par la législation en vigueur. Elle sera conduite dans un souci de transparence, de rigueur scientifique et d’impartialité. Un rapport détaillé sera établi à l’issue des investigations et rendu public. Les autorités n’excluent pas des mesures administratives, environnementales ou judiciaires selon les conclusions.

De son côté, Tenke Fungurume Mining conteste fermement les conclusions du rapport publié le 9 mars 2026 par l’Environmental Investigation Agency, qu’elle juge « factuellement inexact » et fondé sur des hypothèses non étayées. La société affirme avoir répondu de manière ouverte aux préoccupations de l’EIA dès le 29 janvier, avec une réponse écrite transmise le 10 février.

Pour rappel, le rapport de l’EIA, mené en partenariat avec le groupe congolais PremiCongo, documentait une augmentation des cas de maladies respiratoires graves dans les communautés proches du site depuis la mise en service d’un nouveau complexe de traitement en 2023, avec des relevés de dioxyde de soufre dépassant les normes internationales entre septembre 2024 et janvier 2025.

— Joldie KAKESA

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