RDC : 400 millions USD à lever sur le marché intérieur d’ici décembre 2025

Le ministère des Finances vise 400 millions USD à mobiliser entre octobre et décembre 2025 via des Bons et Obligations du Trésor libellés en dollars. Depuis janvier, les adjudications ont déjà rapporté 1,31 milliard USD en titres d’État, complétés par 286,6 milliards CDF en placements en monnaie locale, soit ≈ 100 millions USD au taux courant. Cap sur le financement interne pour couvrir les priorités budgétaires et lisser la trésorerie.

Marché domestique : devise, volumes et signal envoyé aux investisseurs

Le calendrier indicatif publié par les Finances clarifie la trajectoire de fin d’année : des émissions en USD pour attirer une demande sensible au risque de change, et un maintien du compartiment en CDF pour ancrer le marché local. Les titres en dollars offrent aux porteurs une valeur faciale stable en devise ; pour le Trésor, ils impliquent une exposition au change qui appelle une gestion prudente des recettes en devises et des échéances.

Les 1,31 milliard USD mobilisés depuis le début de l’année illustrent la profondeur naissante du marché des titres d’État. L’apport des 286,6 milliards CDF récoltés sur les trois premiers trimestres confirme l’utilité du segment en monnaie locale : il sert de base de courbe des rendements, facilite la gestion de liquidité des acteurs domestiques et complète les besoins de financement sans solliciter uniquement des guichets extérieurs. La combinaison USD/CDF élargit la palette d’instruments et répartit les risques entre investisseurs et émetteur.

La réussite du programme du dernier trimestre repose sur trois paramètres : confiance des souscripteurs, stabilité macroéconomique et transparence de la gestion budgétaire. Un calendrier lisible, une exécution régulière et une communication claire sur les montants, maturités et objectifs d’allocation soutiennent l’appétit et contiennent le coût de financement. L’enjeu immédiat se situe dans la continuité : maintenir la cadence des adjudications, préserver la crédibilité du Trésor et assurer l’alignement entre structure des émissions, profil des recettes et besoins de dépenses publiques.

— M. KOSI

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